Sur un marché de 4 M€ avec 5 % de retenue, l'entreprise remet 200 000 € et attend — en général pendant une période de garantie de douze mois, parfois bien davantage. Cet argent ne rapporte rien, ne finance pas le chantier suivant et ne figure au bilan sous aucune forme utile.
Une caution de retenue de garantie remplace la trésorerie. Le maître d'ouvrage conserve une sûreté de valeur identique, appelable pour les mêmes motifs. L'entreprise récupère son fonds de roulement. Rien ne change dans la position du maître d'ouvrage, sinon qui détient l'argent.
L'objection que nous entendons le plus souvent est que la caution coûte de l'argent et la retenue non. Cette comparaison ignore ce que vaut la trésorerie retenue dans l'entreprise. À un taux de caution de 0,95 %, 200 000 € de retenue libérée coûtent 1 900 € par an. Les mêmes 200 000 € employés en fonds de roulement dans une entreprise dégageant un rendement raisonnable valent un multiple de ce montant.
La deuxième objection est procédurale : l'économiste du maître d'ouvrage a une clause de retenue type et aucune envie de la modifier. C'est un obstacle réel, et il se règle en général en présentant le texte de la caution tôt — à l'appel d'offres plutôt qu'au premier décompte — pour que la substitution soit convenue avant que quiconque ait l'argent en main.
Rédigé par l'équipe de souscription de FDI Insurance d.a.c., Dublin. Ce texte est une information générale, non un conseil sur une opération particulière — et il ne constitue pas une offre d'assurance.



